Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
  le blog kodamian

www.tour-du-monde.net

21 Janvier 2006, 08:34am

Publié par kodamian

www.tour-du-monde.net

 

Il y a des sites internet multiples et variés. Et on doit faire son choix dans ce monde-là !

J'ai découvert il y a à peine un mois un site, celui d'un voyageur autour du monde, qui nous raconte au fur et à mesure de son périple ses aventures au quotidien.

Grâce à lui, on a l'impression de voyager, de revivre des moments que nous autres voyageurs avons sûrement vécu.

Aujoud'hui, sa récompense, c'est d'être listé dans le lonely planet des sites de voyageurs !

Bravo à Ludovic, et allez voir son site, le seul problème étant que si vous y allez, vous aurez du mal à le quitter !

 

Bon voyage

Voir les commentaires

Tahi Lua Tolu Faa Nima

21 Janvier 2006, 06:51am

Publié par kodamian

Tahi Lua Tolu Faa Nima

1-2-3-4-5

 

Habitant à Wallis et Futuna, la première chose que je me suis résolue à faire en arrivant a été d'en apprendre la langue, ou, je devrais dire, les langues vernaculaires.

En effet, la langue parlée sur l'ile d'Uvéa ( Wallis ) est le wallisien, proche du tongien, alors que la langue parlée à Futuna est le futunien, proche de la langue parlée à Samoa.

Cet ensemble de langues fait d'ailleurs partie des langues polynésiennes, d'origine proto-malaise, et on retrouve dans le pacifique des similudes linguistiques entre  la langue Maorie , la langue parlée à Tahiti ou encore la langue parlée à Hawaii.

En effet, il s'agit à l'origine d'un même peuple qui colonisa cet immense océan d'oùest en est, venant de la péninsule malaise et du sud-est asiatique au départ . D'ailleurs, il y a une chose très étrange que j'ai constatée un jour.

Je discutais avec un " papalagi ", c'est à dire un " blanc " dont la femme venait de Madagascar. Venant à parler de langues étrangères, je lui demandai de compter dans sa propre langue de 1 à 10. Et c'est avec surprise que je reconnus distinctement un certain nombre de chiffres similiaires à la langue polynésienne. Alors je lui dis : " Mais je t'ai demandé de parler dans ta langue, pas en polynésien ".  Et elle me répondit : " Mais c'est ce que j'ai fait ".

J'appris alors qu'à l'origine, le peuple provenant de la péninsule malaise et du sud-est asiatique  avait une composante qui avait migré en raison de surpopulation,  une partie étant allée colonisée l'océan indien, voguant vers  Madagascar, tandis que l'autre était allée vers l'Est, et avait colonisé l'Océan Pacifique.
Aujourd'hui, c'est dans les hauts plateaux malgaches qu'on retrouve des traces de cette langue.

Un jour, j'ai vu le film au cinéma " Rapa Nui " , et à un moment donné, on entend les hommes de l'ile de paques parler dans leur propre langue. Idem : les mots " en haut" ( aluga ) , "en bas" ( lalo ), le chef " aliki " sont identiques ou quasiment identiques aux mots utilisés ici à Wallis et Futuna.

Habitant auparavant à Bora-Bora, j'en avais également appris quelques rudiments, et par exemple, le mot  "dent " se dit  " niho " à Tahiti, tandis qu'on le prononce " nifo " ici à Wallis. Le " faré " ( habitat traditionnel ) se dit ici " falé ".

Etant en vacances en Nouvelle-Zélande, j'achetai sur la route des fruits à des Maoris, et nous rigolâmes bien quand nous comparâmes  à mon initiative les mots maoris et wallisiens.

Mais alors, et en malaisie aujourd'hui ?

Au cours de mon " tour du monde " début 2005, j'eus l'occasion de visiter la Malaisie pendant une quinzaine de jours. Je rencontrai des Malais et j'essayai de trouver des similitudes entre leur propre langue et le wallisien d'aujourd'hui.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que les mots : " le ciel " ( lagi ) , " voir " (mata ), "5" (nima) , " les oreilles" ( talinga ), sont les mêmes dans les 2 langues.

Alors que l'on date la migration à plus de 2000 ans !

Si l'on désire avoir des articles quotidiennement en wallisien, on peut aller sur le site : www.uvea-mo-futuna.com sur lequel on pourra trouver une quantité de textes intéressants.

Les différences entre le wallisien et le futunien portent sur certaines lettres essentiellement, et ainsi , le "h" wallisien devient  un "s" en futunien. Le malade " mahaki " en wallisien devient " massaki " en futunien ! ( Mais c'est la même maladie ! ). C'est fini se dit " kua osi " à wallis, et " kua oki " à futuna. Mais " comment vas-tu "  est différent : " E lelei pe " wallisien devient " Malie fai koe " en futunien.

Apprendre une langue, c'est se rapprocher des gens, c'est faire un pas vers l'autre, et c'est la meilleure façon d'entrer directement dans la culture de l'autre.

Et puis, combien de sourires, combien de plaisanteries, grâce à cet apprentissage, par le fait qu'une mauvaise prononciation peut donner à dire un mot à la place d'un autre.

Et si je me mettais à écrire une méthode " Assimil " pour le wallisien ?

Voir les commentaires

Partir du Jour au Lendemain ...

20 Janvier 2006, 13:04pm

Publié par kodamian

Partir du Jour au Lendemain ...

 

Quitter un jour une situation stable, son travail, son domicile, quitter son pays pour autre chose, c'est possible, mais celà demande un minimum de préparation.

En effet, presque quotidiennement, nous avons des papiers à remplir, des documents à fournir, des chèques à payer ...

LES PREPARATIFS AU DEPART

Avant de faire mes valises pour le grand " Saut " dans le Vide, je m'y suis  préparé à l'avance, en faisant tout d'abord la liste des choses à faire sur papier.

Domicile

En tant que  locataire, j'ai prévenu  mon propriétaire en fonction du délais de préavis de résiliation de mon bail. J'ai averti les différents services pour résilier l'eau, l'électricité, le téléphone, les différents abonnements ( télévision, internet, ...).

Je suis allé à la Poste pour faire transférer mon courrier à l'adresse où je désirais qu'il soit acheminé.

J'ai également averti ma société d'assurance domicile pour résiliation de mon assurance.

Il faut également avertir la mairie et se faire rayer des listes électorales.

Le passeport devra être visé du nouvel endroit de résidence, par les services de l'ambassade de France du pays où l'on va résider, ou par la mairie dans le cas d'un T.O.M.

Travail

Etant à mon compte, la fermeture de mon cabinet a nécessité une cloture de ma comptabilité, puis un passage aux services de l'URSSAF pour payer par anticipation tout ce que je devais. J'ai également envoyé à mon comptable tous les documents nécessaires au bon déroulement de cette procédure.

J'ai également averti ma caisse de retraite pour la clôture de mon compte, n'étant plus domicilié en France métropolitaine.

Impôts

Je suis allé voir mon inspecteur des impôts et j'ai rempli un " quitus fiscal " pour solder par anticipation tous les impôts auxquels j'étais soumis ( impôts locaux, taxe professionnelle, impôts sur le revenu ).

Mon dossier fiscal a été transmis alors aux Services des Français non-résidents, situé à Paris, à la rue d"Uzès. Etant domicilié à Wallis et Futuna, je suis devenu résident " étranger " hors Union Européenne, et je ne suis plus soumis à l'imposition française.

En cas de retour en métropole, c'est depuis leur service que le dossier est alors réacheminé vers le centre des impôts du nouveau domicile.

Voiture

J'ai averti ma société d'assurance-voiture de la fin de mon contrat par anticipation, car ne possédant alors plus de véhicule.

Couverture Sociale

Dans la mesure où je suis devenu résident d'un T.O.M., je n'ai plus été soumis à la cotisation à la sécurité sociale française . Néanmoins, il est possible moyennant une cotisation de continuer à payer des sommes pour garder cette couverture. C'est à la Caisse des Français de l'Etranger qu'il faut alors s'adresser.

Banque

Il faut prévenir aussi sa banque de sa nouvelle adresse. Le mieux est de pouvoir gérer ses comptes par internet, ce qui est possible aujourd'hui.

 

Je dois encore oublier mille et une formalités que j'ai dû accomplir, mais celà prouve une chose. On ne part pas de façon précipitée mais on prépare son départ, pour ne pas se retrouver à l'autre bout du monde avec toute une tonne de documents à se procurer, et qu'il est alors très difficile à effectuer depuis le nouveau domicile.

Mais en étant méthodique, alors tout devient plus simple.

Impossible n'est pas français !

Voir les commentaires

Merci la Bourse

20 Janvier 2006, 07:56am

Publié par kodamian

Merci la Bourse !

La Bourse par ci, la bourse par là, on entend aujourd'hui toute la journée, qu'il s'agisse de télévision, de radio, d'internet que l'investissement boursier est le plus rentable qui soit, qu'il ne faut pas être frileux, mais au contraire, entreprenant, et donc aller placer " ses économies ou tout du moins une partie " en Bourse.

Très intéressant la Bourse, quand ça rapporte, mais ...

La Bourse ou La Vie ?

La Bourse fait rêver, de même que le casino, les jeux à gratter, le tiercé et tous les lotos multiples et variés qui déferlent depuis quelques années en vagues sans cesse renouvelées dans tous les pays du monde.

Or, il faut bien savoir que c'est un jeu à somme nulle, ou presque, car s'il y a des gagnants, il y a aussi des perdants.

Mais perdre, ce peut être non seulement son argent, mais également sa santé, son temps, et toute la vie relationnelle avec son entourage.

Je vais relater ici ma propre expérience, qui me laisse à penser, qu'aujourd'hui, si j'en suis là, à vivre sous le soleil du pacifique, au bord d'un fabuleux lagon, c'est sans aucun doute grâce à la bourse, mais pas pour les raisons qu'on peut croire.

Il y a une dizaine d'années, j'avais commencé à m'intéresser d'un peu plus près au monde des actions, des valeurs côtées en bourse dont on peut avoir quotidiennement les cours dans les journaux.

Puis vint le tour du Minitel, qui permettait d'avoir accès directement à sa banque et à la possibilité d'achat en direct d'actions. Parallélement sont apparues les chaines thématiques à la télévision consacrées exclusivement à cette activité. Enfin, et c'est la révolution depuis lors, vînt " INTERNET " et son monde des " Brokers en Ligne ", c'est à dire des sociétés permettant via l'ouverture d'un compte de pouvoir " spéculer " sur les marchés à la vitesse grand V, c'est à dire en instantané.

Acheter, vendre, en un simple clic de souris !

Tout un monde de nouveaux boursicoteurs est alors apparu, et, grâce à internet, des sites ont commencé à naître. A la fois des sites de courtiers en ligne et des sites de conseils boursiers.

C'est ainsi, qu'étant connecté à Internet Haut Débit via la fibre optique, à Paris, j'ai pu dès les années 1997, avoir accès à ce monde-là.

En quelques mois, j'ai appris à mieux connaître les différents instruments possibles avec lesquels on pouvait spéculer, qu'ils s'agissent d'actions, d'options d'achat, de vente, de warrants etc...

C'est alors qu'avec d'autres internautes, nous décidâmes de créer notre propre site boursier à la fin du siècle dernier, et on appela ce site " Ramibourse ".

La rencontre très sympathique entre des gens de divers horizons permit de créer cette micro-société, et alors  d'attribuer à chacun un rôle dans la nouvelle société. Il n'y eut que 5 personnes employées à plein temps, une fois les capitaux levés, et les autres, comme moi, étions plutôt consultants à nos heures perdues, c'est à dire en dehors de notre travail.

Je fus ainsi " Directeur de la Communication ", et, par une série de hasards et de rencontres, eut même l'occasion de présenter la société sur la chaine de télévision par cable et par satellite " Bloomberg Television ", émission enregistrée depuis les studios londoniens.

Je m'occupai aussi d'une division chargée d'écrire des articles quotidiens sur les petites capitalisations du monde boursier, second marché plus particulièrement, ainsi que sur des outils dont le nom évocateur parait féroce, les warrants.

Le temps consacré à l'activité prit de l'ampleur pour nous tous par rapport à nos activités professionnelles, et c'était ainsi une véritable activité que nous tous menions parallèlement.

Tous les jours , c'étaient des soirées via internet et les différents sites à " chatter " , comparer, anticiper, jurer , critiquer, et j'en passe ...

A part ceux qui avaient une rigueur à toute épreuve, je dois dire que la plupart des nouveaux venus dans ce monde y laissèrent des plumes, d'autant plus qu'après la bulle internet des années 2000, vînt la grosse récession des valeurs internets et la déferlante de " branlées " des titres, perdant jusqu'à 99% de leurs valeurs, sinon la totalité avec la liquidation de sociétés dont on entendait vanter les qualités quelques mois auparavant.

Mais les gros gagnants, c'étaient les sociétés de trading car elles bénéficiaient , quel que soit le résultat final , du coût de la transaction.

Et chacun y allait des " allers-retours" dans la journée, sur des sommes de plus en plus importantes. D'autant plus, que les " brokers " permettaient, avec un dépôt par exemple de 100 euros, de " jouer " sur 5 fois la mise . Evidemment, en pariant ainsi, il suffisait que la valeur perde 20% pour se retrouver à 0.

A tel point que certains eurent des " dettes " envers leurs courtiers, car ils ne comprirent pas qu'en prenant de tels risques, ils pouvaient perdre plus que ce qu'ils n'avaient mis sur leur compte .

Personnellement, et je n'entrerai pas dans les détails, ce fut une " expérience ", douloureuse d'une certaine façon. Le temps passé devant l'écran d'ordinateur ainsi que la véritable drogue que constituait la la vision d'un cours, tous les jours, voire toutes les heures , prenait véritablement une importance inconsidérée.

Après quelques années, la société connut des difficultés de trésorerie et disparut.

Par contre, au niveau du portefeuille boursier, j'ai retenu la leçon qu'on ne peut faire deux choses à la fois et gérer à la fois son portefeuille et avoir une activité à côté de celà.

Quelques années plus tard, n'ayant pas vraiment réalisé mes objectifs de gain, mais ayant concrétisé " quelques mauvais coups ", et donc n'ayant pu acheter mon appartement à Paris, je me vis contraint de déménager, et j'ai déja raconté le reste dans un article précédent .

Mais grâce à la Bourse, ma vie a changé .

Car, si j'avais gagné à la Bourse, j'aurais probablement acheté mon appartement parisien, et alors, je n'aurais jamais quitté mon travail et la sécurité qu'il apportait pour partir au bout du monde.

Donc grâce au fait de n'avoir rien gagné, j'ai eu la chance à la quarantaine d'avoir une autre   vie dont beaucoup rêvent... mais  la plupart ne franchisse pas ce pas qui consiste à tout laisser et à rebatir ailleurs.

Néanmoins, mieux vaut avoir auparavant la certitude d'avoir du travail là où on va, pour subvenir à ses besoins.

Merci la Bourse !

 

Voir les commentaires

Lagon BLeu et Bleu de Travail

19 Janvier 2006, 06:39am

Publié par kodamian

Le travail dans une île du bout du monde

Combien ont vu ces dernières pages de catalogues de vacances, où le lagon bleu rythme avec calme, douceur et tranquilité ?

Combien ont pensé que les gens qui doivent y vivre sont les " rois du monde ", toujours au soleil et les doigts de pieds écartés ?

Combien en ont rêvé un jour, de cette vie de farniente ... ?

Grosse désillusion, dans ces paradis lointains, on bosse, et même beaucoup ...

Lagon Bleu et Bleu de Travail

J'habite à Wallis et Futuna depuis un peu plus de deux ans. J'y ai trouvé un poste de chirurgien-dentiste dans un dispensaire de l'Agence de Santé du Territoire, qui régit les soins pour l'ensemble des 2 îles.

Ici, tout est gratuit, les médecins, dentistes, personnels médicaux et para-médicaux sont salariés, et il n'existe pas de médecine libérale. Tout y est gratuit, de la consultation jusqu'à l'envoi d'un patient à Sydney pour une opération cardiaque.

Il y a un hopital central, à Mata-Utu, sur l'île de Wallis et un hopital à Kalévélévé, sur l'île de Futuna.

A Wallis, il y a en plus 3 dispensaires, un par district, avec à chaque fois, un médecin, un chirurgien-dentiste et une infirmière, l'équipe étant complétée par des Educatrices Sanitaires de Base.

Ainsi, la population bénéficie de soins tout au long de l'année, et à proximité de son lieu d'habitation.

Pour ce qui concerne les médecins, dentistes, et spécialistes, ce sont pour la plupart des métropolitains qui sont venus au départ pour un contrat de 2 ans, renouvelable une fois pour une durée de 1 an. Certains sont là depuis plus d'une dizaine d'année, car ils étaient présent quand le service de santé était l'institution qui régissait les soins sur ce T.O.M.

Ces îles du Pacifiques sont-ils des lieux où l'on se repose ?

C'est tout le contraire. Pour la plupart des praticiens, il y a toujours quelque chose à faire. La charge de travail est très importante, car celà représente par exemple pour les chirurgiens-dentistes un praticien pour 5000 habitants, ce qui est colossal . En métropole, comme base de comparaison, il y a environ un dentiste pour 1800 habitants.

Pour ma part, je n'ai jamais autant travaillé de ma vie. Il y a énormement de soins quotidiennement, avec d'une part les patients qui ont des rendez-vous, mais en plus, tous les patients qui arrivent chaque jour en urgence, et qu'il faut traiter immédiatement.

Aujourd'hui, en tant que coordinateur des cabinets dentaires, j'ai la tâche supplémentaire qui consiste à gérer les stocks de matériel, d'organiser les congés des praticiens de façon à pouvoir trouver des remplaçants au moment des périodes d'absence de tel ou tel confrère.

Nous disposons d'outils, heureusement, modernes pour le travail. 2 des cabinets dentaires disposent de fauteuils très modernes, et les 2 autres cabinets seront équipés des mêmes équipements d'ici à la fin de cette année 2006. L'informatisation des cabinets dentaires a eu lieu l'an passé, et permet d'avoir accès aux fiches patients à la fois remplie par nous-même mais aussi par les médecins et par les spécialistes.

Nous avons accès direct à Internet bas débit, ce qui nous permet néanmoins de garder un contact avec nos collègues et d'avoir ainsi accès à la formation continue.

Pour cette formation continue, elle est inclue dans nos contrats de deux ans, et nous pouvons aller nous spécialiser dans telle ou telle discipline durant 15 jours.

C'est pourquoi, malgré le lagon bleu, avec notre " bleu de travail ", on bosse ici, et on bosse beaucoup !Le régime actuel est l'ancien régime des 39 heures.

Néanmoins, quand on rentre chez soi, alors on a le plaisir de voir ce lagon bleu, qui nous permet malgré la charge de travail de retrouver calme et sérénité.

 

 

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (10)

17 Janvier 2006, 16:18pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages

 

Il est difficile de conclure une série d'anecdotes par une qui est encore plus incroyable que les autres. Mais je vais quand même essayer de raconter celle qui pour moi fût la plus inimaginable.

Je suis sûre que je le connais ...

Quelques années après la chute du Mur de Berlin, j'avais décidé d'aller faire un tour du côté des anciens pays de l'Est, de l'ancien bloc soviétique comme on l'appelait il y a une quinzaine d'années.

Avec ma copine, nous décidâmes de faire ce voyage en bus et en train, et c'est ainsi que nous partîmes à l'aventure depuis Paris. Aucun itinéraire prédéterminé n'avait été décidé, nous savions seulement que nous voulions pendant un mois et demie faire une sorte de boucle à travers l'Est de l'Europe.

Notre premier parcours consista à rejoindre Prague, en république tchèque, et ce fut la découverte de cette capitale merveilleuse, qui a su garder tant de trésors architecturaux, dont le pont Charles et la place Vanceslas.

De Prague, nous allâmes à l'endroit où s'était déroulé la bataille d'Austerlitz, et nous pûmes admirer le soleil de Brno.

Puis nous rejoignimes la ville de Bratislava, sur le beau Danube bleu, en république slovaque.

Ce fut alors, qu'après discussion, nous décidâmes de faire un petit crochet par VIenne, ce qui permettrait de faire une belle ballade sur le Danube.

Nous arrivâmes à Vienne, posâmes nos affaires puis, les estomacs étant vides, nous dirigeâmes vers l'avenue principale afin d'y trouver un petit restaurant.

Le premier restaurant était plein, le deuxième était vide, un mauvais signe ... jusqu'au cinquième, où , laissant le choix à mon amie, il fut décidé d'aller diner. Nous attendions patiemment dans la file ( wait to be seated, dit-on en anglais ), quand tout à coup, mon amie me dit : " Dis donc, regarde derrière toi, il y a quelqu'un , je suis sûre que je le connais  ".

Le hasard est tel que des choses comme celà peuvent arriver ( voir anecdotes précédentes ).

Alors je me retournai, et , oh surprise, je n'y crus pas mes yeux, je me trouvai face à face avec mon ...frère !

Pour nous deux , la surprise fut énorme. Il savait que j'allais voyager en Europe de l'est, mais pas une seconde, il eut pensé me voir ici. Pour ma part, c'était même pas pensable de le voir au cours de ce périple.

Il avait été envoyé la veille par sa boite pour un contrat à signer dans la banlieue de VIenne, et, n'ayant rien à faire pour la soirée, avait décidé de s'offrir un restaurant à VIenne, sur l'avenue principale.

Et par le pur des hasards , son choix avait porté sur ce restaurant, dans lequel nous étions entrain d'attendre, au même moment, le même jour !!!

Incroyable !

Nous avons passé alors une superbe soirée, fait les photos de circonstances envoyées aux parents, et il nous invita pour le dessert dans un superbe café, le Zarher Kafé , à prendre leur spécialité locale, un très bon gateau au chocolat appelé " zahrer Torte ".

C'est jusqu'à aujourd'hui le souvenir de l'histoire la plus incroyable qu'il me soit arrivé.

Le voyage se poursuivit par la visite de la Hongrie, avec le lac Ballaton et Budapest. Puis se fut l'arrivée en slovaquie orientale par Kosice.

La frontière slovaquo-polonaise traversée, nous gagnâmes la ville de Zakopane, où les gens vont faire du ski. Puis ce fut le tour des villes de Cracovie avec son chateau et de Varsovie.

Retour par Berlin, avec le Charlie Checkpoint , mais surtout l'Unter den Linden, un Berlin sans mur, et retour à Paris.

Quel incroyable périple que celui-ci, qui aurait été impossible 5 ans auparavant sans un minimum de préparation.

Vive la liberté ... de pouvoir circuler ... partout dans le Monde .

Voir les commentaires

l'argent, le temps et la santé

16 Janvier 2006, 14:34pm

Publié par kodamian

L'argent, le temps et la santé

Il y a une semaine à peine, j'ai découvert ce monde des " blog" . Et depuis, je dois dire que j'en ai découvert un certain nombre qui raconte le périple de voyageurs, individuels ou en famille, autour du monde ou simplement dans une destination bien précise.

Aujourd'hui, chacun fait ses photos, et on peut ainsi se constituer des bibliothèques d'images impressionnantes concernant les plus reculés des endroits de la planète.

Aujourd'hui, je vais chercher avec un moteur de recherche un lieu  bien précis, et, en deux ou trois clics, je vais tomber sur l'endroit désiré avec des photos plus belles les unes que les autres.

Merci au monde des blogs, merci à tous ces photographes, amateurs ou professionnels, qui  nous font profiter de leur talent !

J'avais quelquefois la nostalgie de la perte de mon appareil photo,  et depuis lors je voyageais sans aucun appareil, sinon avec un jetable quelquefois, mais surtout pour conserver des souvenirs dans ma tête.

Mais les souvenirs, comme toute chose, s'oublient.

Mais grâce aux blogs...

Grâce à ces nombreux sites et à ces témoignages des uns et des autres, j'ai pu retrouver au fond de ma mémoire des émotions oubliées, des moments partagés ou tout simplement des pans de vie qui constituent  la vie !

Bien sûr, on fait de nombreuses rencontres pendant les vacances, mais on oublie vite et le temps faisant, rares sont les amitiés qui durent des années après les voyages.

Internet va changer tout ça, grâce aux chats, au messenger, aux emails et à toutes ces technologies qui permettent une communication à moindre frais entre nous tous, internautes du monde entier.

Un jour, quelqu'un me disait :

" dans la vie il faut trois choses, l'argent, le temps , et la santé !

Quand tu es jeune, tu as le temps, la santé  mais pas l'argent ...

Quand tu deviendras adulte, tu auras l'argent, la santé, mais pas le temps ...

Et quand tu seras vieux, tu auras l'argent, le temps, mais tu n'auras plus la santé !

Et il conclut en me disant :

" alors, au moment où tu auras les trois à la fois, profites , car c'est à ce moment là que la vie vaut la peine d'être vécue pleinement !

Celà est vrai, mais aujourd'hui, les choses sont devenues différentes.

Aujourd'hui, avec une simple connection internet, on peut déjà avoir le monde chez soi, et vivre passionément des dizaines d'aventures en suivant jour après jour les blogs de voyageurs, qui nous content merveilleusement leurs aventures à travers les 5 continents.

Meme en devenant vieux, malade, immobilisé , on peut continuer à suivre depuis chez soi les périples des uns et des autres. C'est la vraie révolution, qui permet à tout un chacun de ne plus être isolé.

Vive Internet !

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (9)

16 Janvier 2006, 13:53pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (9)

Il faut savoir quelquefois "passer son chemin " ou plus exactement éviter certains endroits quand on ne veut pas de sa présence.C'est ce qui m'est arrivé, un jour, au cours d'une ballade ...

"Retournes d'où tu viens..."

A force de voyager, et de raconter mes voyages, un certain nombre de mes amis révait un jour de m'accompagner au cours d'un de mes périples.

C'est ainsi qu'un jour, mon copain Jacky me téléphona et décida que l'heure H était arrivée, et que, bénéficiant d'une prime de licenciement et de temps libre, il était enfin temps de partir, lui aussi, en sac à dos et à l'aventure.
Me téléphonant, nous décidâmes de nous voir le soir-même pour choisir une destination, et, au bout de quelques heures, il fut décidé d'aller au Mexique.

Le lendemain, les billets furent achetés sur internet et la semaine suivante, on était dans l'avion direction Mexico.

Jacky était très content, depuis qu'il en rêvait ! Partir à l'aventure ! Je lui recommandai deux choses : un bon sac à dos et de bonnes chaussures de marche.
Quelle ne fût pas ma surprise de le voir arriver à l'aéroport avec " un sac de sport " comme unique bagage, ainsi que des tennis comme chaussures de marche.

Ca commençait bien !

Arrivant à Mexico, bien qu'ayant voyagé plus de 9 heures en avion et malgré le décalage horaire, je trouvai tout de suite le moyen de nous acheminer vers le centre-ville, et d'aller directement à la station de bus où nous trouverions celui qui  nous ménerait à Oaxaca.

En effet, le mieux était de quitter directement le district fédéral de Mexico, dans la mesure où nous devrions y retourner pour prendre notre avion à la fin du voyage.

Oaxaca, splendide ville universitaire avec un vieux quartier historique, nous offrit déjà un superbe panorama du Mexique. Ayant visité la ville et les vestiges alentours, nous prîmes le chemin de Puerto Angel et de Puerto Escondido, avant de gagner l'intérieur des terres pour apprécier une ballade sur le Canyon de Sumidero. Puis ce fut les Chiapas et san cristobal de las casas.

Quelle ville ! Quel changement par rapport à l'autre Mexique ! Beaucoup d'indiens, des coutumes ancestrales préservées, un habitat typique et une autre chaleur humaine ! Génial ! Palenque vaut la peine d'être vue !  C'est un des sites archéologiques les plus préservés d'Amérique, et qui présentent des monuments dignes des Pyramides d' Egypte .

Un jour, dans ces chiapas, nous décidâmes d'un trek, et, armés de nourriture et de boissons pour la journée, nous nous enfonçâmes sur un chemin de randonnée indiqué dans notre " Lonely Planet ". Le paysage était somptueux, nous permettant de voir défiler des rivières, des hauts plateaux, des collines boisées.

Quand tout à coup, au détour d'un virage, un jeune d'une dizaine d'années, à peine plus haut que trois pommes, venu de nulle part, s'interposa au milieu du chemin et nous dit en espagnol " Hay que volver ! " Il faut retourner.

Nous fîmes comme si nous ne comprenions pas, mais il nous " mima " ce que nous devions faire. Nous discutâmes, et , sagement, nous retournâmes d'où nous venions. Nous comprîmes que nous ne devions peut être pas être très loin du Commandant Marcos ou de ses fidèles. Mieux vaut ne pas tenter le diable.

Le voyage se poursuivit en direction du Guatélama, où nous arrivames par un poste frontière indiqué presque nulle part. Nous traversames une rivière, et je me rappelle encore la souffrance de mon ami avec ses tennis, les ampoules étant tellement douloureuses qu'il décida d'enlever les chaussures pour marcher plus confortablement. Sans parler du sac de sport ...!

Au poste frontière, situé à une dizaine de kilomètres de là, et au bout de deux heures et demie de marche épuisante, c'est après quelques bières avec les douaniers guatémaltèques que nos passeports furent visés, d'ailleurs en ayant vanté notre victoire, en tant que français, au Mondial de foot qui s'était déroulé quelques mois auparavant.

Le football peut vraiment être  le meilleur passeport et la plus internationale des références.

Puis ce fut la découverte de Flores, de Tycal, et nous retraversames une autre frontière pour arriver dans cet ex-honduras britannique qu'on appelle aujourd'hui le Belize.

Une tempête tropicale avait causé de tels dommages à la capitale " Belize city" quelques années auparavant qu'il avait été décidé de transférer cette dernière à Belmopan, à l'intérieur des terres.

C'est au Belize qu'on trouve le " blue hole ", le paradis des plongeurs, un " Must " même d'après certains.

Retour vers le Mexique, en direction de Tulum, où l'on put apprécier la beauté du site archéologique unic en son genre, car au bord de l'eau bleue turquoise.

Et enfin, playa del carmen, ville hautement touristique pour ses plages et ses restaurants, halte des croisiéristes,  d'où l'on regagna la ville de Mexico.

Son musée anthropologique reste pour moi un des plus musées du monde.

Une quinzaine de jours de voyages, à la vitesse grand V, mais beaucoup de souvenirs !

Hasta luego, senor !

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (8)

14 Janvier 2006, 17:41pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (8)

On m'a toujours dit qu'il arrivait fréquemment qu'en voyageant, on rencontre des voyageurs qu'on avait rencontré des années auparavant, mais à l'autre bout du monde.

C'est ce qui m'arriva, mais en un endroit magique ...

La terre Promise

 

J'avais décidé, après les accords de paix d'Oslo, en 1993, si ma mémoire est bonne, de partir faire un tour au Proche-Orient, en visitant à la fois le désert du Sinaï qui fait partie de l'Egypte,  la Jordanie en y entrant par Aqaba, et de revenir en Israël  en traversant  le pont Allenby  pour gagner Jérusalem.

De Tel-aviv, où j'avais atterri, en compagnie d'un ami, nous gagnâmes directement la frontière égyptienne pour pénétrer dans le désert du Sinaï, au poste frontière de Taba, et le début de notre aventure commença !

Nous décidames d'aller tout d'abord à la plage, et nos premiers stops furent Dahab et Nouéba. Il s'agit là de deux stations balnéaires sur les bords de la mer rouge, où l'on peut s'adonner à la plongée ou au snorkeling, en admirant ainsi les fabuleuses richesses maritimes que nous offre cet endroit magique. Je me souviens de petit-déjeuner délirants, assis dans de superbes fauteuils en bord de plage ! Ces endroits sont surtout fréquentés par les jeunes qui viennent d'israël d'une part, mais également du monde entier pour échapper à l'hiver et surtout pour faire la fête.

Mais le Sinaï, c'était aussi pour nous l'occasion de  monter sur le Mont Sinaï, et nous gagnâmes pour celà le monastère de Santa Katarina, d'où les treks commencent tôt le matin pour pouvoir admirer à l'aube le lever du soleil sur ce désert majestueux.

Très tôt le matin, nous nous levâmes, et il nous fallut quelques  bonnes heures de marche pour atteindre le sommet. Il faisait froid, très froid, et le soleil n'était pas encore à l'horizon. Il y a une sorte de petit refuge, dans lequel nous entrâmes pour prendre un peu de chaleur, et attendre que l'astre magique daigne se montrer  à l'horizon. Pour beaucoup qui ne connaissent pas le désert, désert est synonyme de chaleur. Celui qui a expérimenté le désert sait que les nuits alors peuvent être un vrai calvaire si l'on n'est pas suffisamment vétu.

C'est alors qu'apparut à la porte du refuge un couple, et la fille s'écria ( en anglais, mais je traduis ) :

" Eh , Michel, mais qu'est ce que tu fais là ?"

J'étais désolé, mais je ne me rappelais pas vraiment de son visage.

Ce qu'elle comprit très vite, car elle me dit alors :

"Tu ne te rappelles pas ? Mais si, nous étions en juillet dernier sur le même bateau qui traverse le lac titicaca, au pérou, pour aller voir les Yungas ".

C'est vrai, on s'était croisé six mois auparavant en Amérique du Sud, à l'autre bout du monde.

En hébreu, on dit : " a olam katan " , ce qui signifie, " le monde est petit ".

Et surtout, quand on dit que les montagnes ne se rencontrent pas, c'est vrai ; mais c'est sur des montagnes qu'on peut rencontrer des gens qu'on a connu, ou, tout du moins, en altitude !

Le voyage se poursuivit en Jordanie, à travers tout d'abord le Wadi Rom  et ses fameuses gorges de Laurence d'arabie, puis nous fîmes ce fantastique trek dans les inévitables merveilles de Pétra. Où es-tu, Indiana Jones ?

 Gagnant le chateau des croisés à Kerak, en longeant  la mer morte du côté jordanien, nous atteignimes Amann et sa citadelle romaine, puis nous dirigeames dans le nord du pays, voir les vestiges d'Ajroun et de Jerash. Les déplacements en Jordanie sont très faciles et ce fut une alternance d'auto-stop et de bus qui nous permit d'aller d'un endroit à l'autre.

La traversée du pont Allenby permit de nous retrouver en Israël, d'où nous gagnâmes Jérusalem, ville au combien magique.

Ce qui me surprit le plus au cours de ce voyage, ce sont les distances si petites entre ces différents pays.

A peine une heure pour aller d' Amann à Jerusalem, et, au niveau de la partie la plus étroite d'Israel, il y a une quinzaine de kilomètres entre la mer et la cisjordanie. ( pas plus d'une cinquantaine à la hauteur de Jérusalem ).

Paix, Salam, Peace, Shalom

 

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (7)

14 Janvier 2006, 08:23am

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (7)

 

Mythomane ! Certains de mes amis, en racontant mes propres aventures, ne me croyaient pas vraiment, et il fallait souvent preuve à l'appui, ou plutôt photo à l'appui, leur démontrer que ce que j'avais raconté était la simple réalité. Sauf qu'on n'a  pas toujours à portée de main son appareil photo ...

Le Prix Nobel de la Paix

J'avais commencé à voyager depuis des années. J'avais parcouru un certain nombre de pays, j'avais mis le pied sur les cinq continents. Et c'est là que l'on se pose la question, à savoir quelle sera la prochaine destination.
Au retour d'un de ses voyages professionnels, mon frère me téléphona et me suggéra d'aller faire un tour du côté de " L'Afrique du Sud " . L'Apartheid venait de se terminer, et le pays commença à s'ouvrir plus facilement pour les touristes en sac à dos.

Nous étions en décembre, et ni une ni deux, j'allai tapoter sur mon vieux " Minitel " et trouvai un billet d'avion qui me conduirait dans ce pays si mystérieux à mes yeux.

Le séjour ne serait que de quinze jours, ne disposant pas de plus de temps, alors je décidai d'en fixer au préalable les étapes. J'attérrirais à Johannesburg, j'irais vers la côte jusqu'à Durban, puis je la longerais pour finir au Cap, ville qui aux yeux de mon ainé constituait un " must " pour qui veut avoir vu de ses propres yeux les merveilles du monde !

Arrivant à Jo'burg, je me dirigeai vers l'auberge de jeunesse , lonely planet en poche, et je rencontrai toute une bande de joyeux lurons, entrain d'entamer une énième partie de billard devant la bière locale. Je fus tout de suite " briefé " . On me dit de laisser tous mes papiers au coffre avant de sortir, et de ne prendre que le minimum avec moi. C'est ce que je fis, et je profitai de ma première journée pour déambuler dans les rues.

L'auberge de jeunesse organisait des " day-trips " et je décidai d'en sélectionner un qui me paraissait intéressant pour le jour suivant . C'était la visite d'un parc national, le Pilannesberg, puis la visite d'un orphelinat pour lionceaux, et enfin un petit passage à Sun City, le " las vegas " local.

Cette journée fut phénoménale en découverte, et ce fut d'ailleurs le premier safari que je fis dans ma vie. Je n'avais pas le temps bien sûr d'aller voir le plus beau parc du pays, le Kruger, mais néanmoins, je gardai longtemps en mémoire ces paysages grandioses avec tous ces animaux sauvages.

Sun City fut une découverte, car je n'en avais pas entendu parler, un hotel-casino sorti de nulle part, avec bien entendu des dizaines de machines à sous, mais également tout un parc nautique, où je me souviens avoir vu une plage artificielle avec des vagues qui venaient toutes les quelques secondes frapper les téméraires. Le retour vers Johannesburg se fit en fin d'après-midi, et nous permit de circuler à travers les rues de Prétoria.

Le lendemain, c'était un autre circuit que je fis, à Soweto, accompagné d'un guide local très enthousiaste. C'est là que j'appris la signification du mot Soweto : " South West Township ".

On nous fit voir la maison des Mandelas, on nous fit visiter une école maternelle et les photos avec les enfants sont inoubliables. Je me rappelle d'un petit restaurant " fish and ships " où l'on voyait un gros poisson et un immense paquet de frites dessinés sur le mur, de la taille d'un éléphant.

Je pris le train de nuit pour rejoindre Durban, et mon compartiment fut partagé par un jeune homme dont le taux d'alcoolémie lui aurait sans aucun doute couté son permis de conduire s'il avait été au volant d'un véhicule. Je me rappelerai que toutes les deux minutes, il me demandait si je voulais l'accompagner dans sa beuverie, ce que je déclinai de façon répétitive. Je pris la précaution, sur son conseil, ne bien attacher mon sac à dos avec un cadenas , car il y avait des " bandes de voleurs " dans ces trains, et il ne fallait pas dormir de ses deux yeux !

Tout se passa bien, il quitta le train à Petermariesburg, et le voyage de quelques heures encore se poursuivit jusqu'à Durban.

Je me souviens à présent d'un hollandais rencontré la-bas, pilote de F16 dans son pays, avec qui je sympathisai et avec qui nous fîmes la fête pendant mon séjour à Durban. Il était venu avec sa famille voir son oncle, qui avait émigré quelques années auparavant dans ce pays où l'afrikans ressemblait quelque peu à la langue hollandaise. La plage de Durban est bordée d'un longue promenade et la ville est peuplée de descendants de personnes venues d'Inde.

De Durban, ce fut alors une descente par P.E. ou Port Elisabeth, puis Plattenberg Bay, Knysna, la route des vins, vers le Cap.

Quel admirable pays ! Quelle beauté !

J'allai visiter le parc national d'éléphants " Ado National Park " , les vignobles à proximité du Cap.

Arrivé au Cap, je  restai pantois devant la majestuosité de la " Table Mountain ". Mon sac à dos posé dans le backpacker au centre-ville, une douche et un repas plus tard, je décidai d'en faire l'ascension le lendemain matin.

Je partis tôt le matin, et ce fut une montée pas si fatiguante que celà, malgré certains passages un peu plus durs. Le matin, la brume recouvre le sommet, mais dès que le ciel se dégage, c'est un paysage hallucinant qu'il est donné de voir sur l'ensemble de la ville.

De retour au centre-ville, c'est alors en direction du mythique cap de bonne espérance que je me dirigeai, sans oublier d'aller voir les pingouins à Boulders ! On y va en train, et ce trajet est un des plus jolis qu'il soit permis de faire, car il longe la cote et permet de voir de très jolies banlieues.

Le temps était passé très vite, et si je voulais encore avoir quelques heures à Johannesburg, il me fallait prendre un avion. Je décidai de prendre le vol le cap - johannesburg, qui constitue un des axes majeurs en afrique du sud.

J'étais à l'aéroport, dans un des nombreux snacks, entrain de boire un café, quand, tout à coup, je vois un petit mouvement de foule. Mon voisin de table se lève, et commence à prendre un visage surpris, en disant à son amie : " Eh regarde, il y a Mandela ! ".

Ni une , ni deux, je me lève, regardant dans la même direction, et quelle n'est pas ma surprise de voir le visage si connu de ce combattant de la liberté. Je m'approche de quelques mètres et comme il va dans notre direction, m'apprête à tendre la main quand ses gardes du corps font barrage ... C'est alors qu'il les toise, et, les écartant d'un revers de main, me tend la main et me salue chaleureusement.

Je n'y crois pas ! Je suis là, touriste en Afrique du Sud, c'est presque mon dernier jour, et Nelson Mandela m'a serré la main ! Et plus de pellicules dans mon appareil photo !! Gr..........

Va-t-on me croire quand je vais raconter ça, ou me prendre pour un ...

                                                                            Mythomane

 

Voir les commentaires

<< < 300 310 311 312 313 314 > >>